Sommaire

ESPACE FILIÈRE PÊCHE



        Comprendre l'adaptation des engins de pêche à la capture de la Ressource ainsi que l'évolution de la technologie de la navigation à travers trois classifications : la pêche côtière artisanale (pêche à pied, doris, trémailleurs, crevettier, coquillard), la pêche hauturière (du chalutier classique au chalutier pêche arrière), la pêche industrielle (le navire surgélateur).
Présenter les arts dormants et les arts traînants et leurs différentes adaptations suivants les espèces : la pêche aux casiers, la pêche aux lignes ou palangres, la pêche aux filets (flottants, fixes, dérivants), la pêche aux arts traînants (haveneaux, chaluts, dragues).
Réalisation d'une maquette présentant les différents types de bateaux et leurs techniques de pêche en relation avec la nature des fonds marins (fond rocheux, sable, vase et graviers).
 Appréhender les différentes filières économiques de la pêche, mettre en évidence l'absorption, la transformation et la répartition des apports sur le marché de la consommation : la ressource, le débarquement, la criée ou vente, la mareyage et l'expédition, la transformation et la valorisation des produits de la mer, la distribution et la consommation.
Reconstitution d'un atelier de salage et de fumage du hareng. Scénographie d'un quai au début du siècle (hotteuses, balladeuses et basquettes).

 

La Filière Pêche : les techniques de pêche 

 

Dieppe est un port d’intérêt national avec une flotte de 80 navires de pêche :

40 unités de pêche  côtière pratiquent des sorties en mer de 24 heures maximum . Il s’agit de petites unités ( canots, doris…) inférieures à 12m travaillant principalement  la palangre ou le trémail .

39 chalutiers  se partagent la pêche artisanale hauturière dont 24 ont une licence permettant d’armer pour la coquille St Jacques d’octobre à mai.

Enfin Dieppe possède un navire surgélateur de pêche industrielle sur lequel sont embarqués de 20 à 27 hommes travaillant en 3 bordées.

Le saviez-vous ?

Les origines du nom "Dieppe" ici

 

5 principales techniques de pêche :

La ligne ou palangre ou encore pêche aux cordes.

 Chaque ligne mère est composée de milliers d’hameçons, à l’extrémité des  lignes secondaires . La ligne mère, de 1 à 2,5 km de longueur dans la Manche (mais jusqu'à 100 km dans l'océan pacifique par exemple), permet la capture de congres, de raies, roussettes, de hâ (requin peau bleu plus connu sous l’appellation de veau de mer ). Cette technique de pêche favorise la capture de poissons de grosses tailles, de belle qualité,  non abîmés par l’engin de pêche, donc vendus auprès des poissonniers ou des restaurateurs avec une forte valeur ajoutée.

 

Les filets droits :

Il existe 2 types de filets droits :

-  la senne ou filet maillant mono- maille.

 Les poissons sont pris par la maille ( « broqués » ) au niveau des ouïes. Ce type de filet est utilisé pour attraper les poissons qui se déplacent généralement en banc : maquereaux , harengs ou  sardines ou sprat sen Atlantique et Méditerranée.
- le trémail composé de 3 nappes de filets de maillages différents . Le poisson est emmêlé dans les mailles entre 2 nappes de filet. 

Le filet droit peut être fixé au fond ( benthique ), dérivant ou positionné juste en dessous de la surface, maintenu par des flotteurs, des bouées et des ancres.

 

Les casiers :  

Différents types de casiers sont employés en fonction des espèces pêchées ou de la nature des fonds ( casier breton pour fonds rocheux, casier normand pour fonds plats, casiers à seiche, casier à crevettes ou à bouquets ).

Le principe est toujours le même, un appât (souvent des restes de poissons) est placé au fond du casier ; le crustacé nécrophage ( tourteau, homard ) ou le céphalopode descend dans le casier et reste prisonnier. 

 

 

La drague :

Elle est utilisée pour la pêche à la coquille St Jacques. Sorte de râteau complété par une poche, elles sont montées  sur des bâtons et tirées à l’arrière du coquillard sur des fonds de graviers et de sable.

Cette pêche est réglementée différemment suivant les régions, de quelques heures par jour en Bretagne à 300 kg par homme et par marée en Haute-Normandie d’octobre à mai.

 

Le chalut :

Le chalut est une énorme poche maillée filée à l’arrière d’un chalutier.

La gueule du chalut est maintenue grande ouverte grâce à 2 lourds panneaux de chaque côté des bras de la poche, de nombreux flotteurs et des diabolos.

Les mailles sont de plus en plus petites pour optimiser les captures dont la taille est réglementée par des accords européens ou internationaux.

Il existe 2 principaux types de chalut :

- le chalut de fond permet la capture des poissons benthiques ( poissons plats, grondins …)

- le chalut pélagique permet la capture des poissons se déplaçant entre la surface et le fond ( cabillaud, lieu, merlan, haddock…)

3788 tonnes sont débarquées à Dieppe plaçant le port à la 18ème place française pour l'année 2000.

La valeur débarquée est de 10 millions d'euros pour l'année 2000 (23ème place) avec un prix moyen de 2,62 €/kg (23ème place)

Les principales espèces débarquées sont : la coquille St Jacques, le maquereau, le cabillaud, la roussette, le merlan, la sole, le carrelet et la seiche.

La filière pêche et les mesures réglementaires

A chaque emploi  en mer correspondent 2 emplois à terre.

La zone des pêches côtières jusqu’à 300m de profondeur apporte 90% des captures au niveau européen.

La production halieutique mondiale est en constante augmentation, passant de 83 millions de tonnes en 1990 à 100 millions de tonnes aujourd’hui.

Dans le même temps, le nombre d’unités de pêche et la ressource diminuent, ce qui signifie que l’effort de pêche est plus important et que certaines espèces sont aujourd’hui menacées. 

Cette surexploitation de la ressource impose de strictes réglementations ( T.A.C : Taux Admissibles de Capture), quotas par pays, zones et espèces.

Il est scientifiquement admis qu’une espèce est menacée lorsque le nombre de naissances de poissons  par zone  est inférieur à la mortalité naturelle plus la mortalité par pêche d’une même classe d’âge.

3 types d’ études déterminent l’état des stocks :

-         la quantité, la diversité et la taille des espèces débarquées.

-         Le suivi scientifique à bord des navires de recherches océanographiques comme le Thalia ou la Thalassa . Les bancs de poissons sont répertoriés et cartographiés à l’aide de sonar et sondeurs. Des prélèvements expérimentaux permettent une identification par classe d’âge et de quantification mâle / femelle.

-         La reproduction d’espèces en laboratoire permet de mieux connaître le nombre de naissances optimales par espèce en milieu protégé, le cycle d’élevage et le nombre d’individus matures.   

 

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