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Alcoolisation foetale: Bruno Gonzalez, chercheur à l'Université de Rouen Normandie, récompensé pour ses travaux

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Ses travaux sur l’alcoolisation foetale (publiés dans Acta Neuropathol Commun 2017) ont valu à Bruno Gonzalez, chef de l’équipe « Microvascular Endothelium and Neonate Brain Lesions (NeoVasc ) » - UMR 1245 Insem Université de Rouen Normandie « Génomique et médecine personnalisée du cancer et des troubles neurologiques », le grand prix de la Fondation pour la Recherche en Alcoologie. Ce prix s’accompagnait d’un chèque de 5 000 euros.

Directeur de Recherche Inserm, Bruno Gonzalez étudie la formation des lésions cérébrales chez les nouveaux-nés. Lui et son équipe ont découvert que le placenta était un excellent témoin des troubles du neurodéveloppement chez les enfants exposés à l’alcool pendant la grossesse.

En collaboration avec le service de pédiatrie du CHU de Rouen, les chercheurs ont identifié un biomarqueur dans le placenta qui révèle les anomalies de l’angiogénèse cérébrale. L’angiogénèse est un processus de croissance de nouveaux vaisseaux sanguins à partir de vaisseaux préexistants. Bruno Gonzalez explique qu’il faut une vascularisation cérébrale correcte pour obtenir un neurodéveloppement correct. A partir d’un certain stade de développement, les chercheurs ont remarqué que l’angiogénèse était altérée chez tous les enfants exposés à l’alcool in utero (les vaisseaux étaient présents mais de manière désorganisée).

En étudiant les familles de molécules impliquées dans le contrôle de l’angiogénèse, comme le facteur de croissance de l’endothélium vasculaire (VEGF), les chercheurs ont noté que l’alcool perturbait les récepteurs du VEGF dans le cerveau, notamment VEGFR1. Or, VEGFR1 est l’unique récepteur d’un autre membre de la famille, le facteur de croissance placentaire (PLGF). Difficilement détectable dans le cerveau, PLGF est présent en quantité dans le placenta.

Si PLGF était sécrété dans la circulation sanguine du foetus et jouait un rôle dans l’angiogénèse cérébrale? Les chercheurs ont ainsi énoncé l’hypothèse de l’existence d’une connexion placenta-cerveau qui serait perturbée par l’alcool. « Chez l’animal, nous sommes allés encore plus loin, nous avons pu démontrer la fonction de ce lien », précise Bruno Gonzalez.

L’examen de placentas alcoolisés et non alcoolisés chez l’Homme et la souris a révélé qu’il y existait bel et bien une relation entre les désordres vasculaires du placenta et ceux du cerveau. Le dosage du PLGF peut devenir l’indicateur d’une atteinte cérébrale de l’enfant, mais pas seulement: des études sur l’animal montrent que réprimer ou amplifier l’expression du PLGF permet de mimer les atteintes cérébrales provoquées par l’alcool ou de les corriger. « En plus de disposer d’un biomarqueur, nous avons un outil qui permet d’avoir une action sur les organes, ce qui est complètement nouveau », se félicite Bruno Gonzalez.

Source : www.nord-ouest.inserm.fr/actualites/alcoolisation-foetale-bruno-gonzalez-recompense-pour-ses-travaux

Retrouvez les conférences grand public de Bruno Gonzalez sur le thème de l'alcoolisation foetale dans notre rubrique "Vidéos" : scienceaction.asso.fr/ressources/videos

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